Ici, même les ruines ont l'air d'avoir été posées exprès.
L'odeur des orangers en fleurs m'a cueillie dès la sortie de l'aéroport d'Athènes, et là, j'ai compris que j'avais bien choisi mon moment. Le printemps grec, c'est cette lumière dorée qui arrive tôt le matin et qui reste jusqu'à l'heure où tout le monde commande un café frappé sur une terrasse en pierre. J'ai passé ma première matinée à l'Acropole avant la foule, Yuuki calé dans son sac à dos, et je vous jure que voir le Parthénon dans cette lumière-là, vaut tout l'or du monde.
Attendez, attendez, parce que ce que personne ne vous dit sur la Grèce au printemps : les îles sont encore accessibles, les plages presque vides, et les habitants ont encore envie de parler. À Santorin, j'ai raté mon bus pour Oia, je me suis retrouvée à marcher quarante minutes sur le sentier de crête avec mes bagages, et finalement c'était la meilleure chose qui pouvait m'arriver. Les anémones sauvages poussaient entre les rochers de lave noire, Yuuki regardait la mer Égée à travers le tissu du sac, la tête penchée sur le côté. Ce genre de galère, on ne l'échangerait pour rien.
La cuisine m'a aussi totalement désarmée. Je m'attendais à la salade grecque classique, j'ai trouvé des tavernes de village qui servent des légumes du jardin rôtis à l'huile d'olive avec du fromage fumé que je n'avais jamais goûté nulle part. Non sérieusement, il faut s'éloigner des grandes rues et chercher les tables sans menu traduit en cinq langues, c'est là que tout se passe !
Mes moments préférés !
Escapade à Égine
Prendre le ferry tôt le matin depuis le Pirée, c'est l'une des meilleures décisions que j'ai prises à Athènes. Yuuki avait les oreilles dressées dès que le bateau a quitté le port, comme s'il savait que quelque chose de bien nous attendait. Égine au printemps, c'est une île encore calme, des ruelles pavées qui sentent le pistachier en fleurs, des chats qui dorment sur les bords de fontaine. On a marché jusqu'au temple d'Aphaia sans croiser grand monde, et cette solitude-là, vous ne l'imaginez pas depuis Athènes !
Terrasses de Kolonaki
Kolonaki m'a surprise. Je m'attendais à un quartier froid et chic, j'ai trouvé des terrasses fleuries où les Athéniens passent des heures à ne rien faire, et c'est sugoi comme art de vivre. Yuuki s'est installé sur la chaise d'à côté avec une autorité déconcertante, et personne n'a trouvé ça bizarre. Le café frappé arrive toujours avec un verre d'eau froide ici, un détail tout bête qui dit quelque chose de la façon dont on reçoit les gens.
Loukoumades century
Il y a des échoppes à loukoumades à Athènes qui existent depuis plus d'un siècle, et ça se sent dès qu'on pousse la porte. L'huile chaude, le miel qui coule, la pâte dorée qui gonfle dans la friteuse. J'ai commandé une portion sans trop savoir à quoi m'attendre, et je vous jure que Yuuki a sorti la tête du sac au premier effluve. On a fini par en commander une deuxième, ce qui ne nous arrive presque jamais.
Imperdíveis ♡


